mercredi 3 janvier 2018

Tout, tout, tout vous saurez tout

Quand on aime un auteur, on finit par en lire tout, même ses opus les moins bons. On veut le manger en entier, de peur de rater la perle. Par une association d’idée venue d’une discussion, j’essaie de me souvenir des auteurs dont j’ai lu toute l’œuvre ou presque (mettons à part la correspondance, pas toujours publiée d’ailleurs, et quelques œuvres introuvables) ; si c’était à refaire aujourd’hui je ne relirais pas tout de certains d’entre eux. Je ne relirai peut-être même pas certains d’entre eux. On change de goût, on considère maintenant mauvais des textes qu’on a pu adorer à 15 ans… ah, jeunesse.

Drôle de patchwork qui n’a pas vraiment de cohérence, quand on voit groupée à la queue leu-leu cette vingtaine de noms : Ernest Hemingway, John Steinbeck, André Malraux, Hervé Guibert, Saint-John Perse, Jacques Prévert, Arthur Rimbaud, Seamus Heaney, Julian Barnes, Robert Desnos, Paul Eluard, Jean Racine, Molière, Albert Camus, Charles Dantzig, Emmanuel Carrère, Jean Echenoz, Guy de Maupassant, Fiodor Dostoïevski, Jacques Drillon. (Honoré de Balzac, Michel Tramblay, Alan Bennett : cela ne saurait tarder.)

jeudi 6 juin 2013

Ode

Le béton, mon beau souci.

Drôle de mélange, en plus d’être un matériau massivement utilisé dans le monde entier. Les Égyptiens et surtout les Romains employaient des associations de matériaux de construction qui pouvaient s’apparenter à du béton : du sable, de l’eau, voire des graviers ou de la pierre concassée, un liant à base de chaux par exemple, hop on mélange et on bâtit. Ah c’est costaud, c’est bien, mais on faisait les choses assez empiriquement. (Oui, parce que si les Romains étaient d’excellents ingénieurs, ils ne peuvent s’enorgueillir d’un seul mathématicien, d’un seul physicien digne de ce nom en plus de mille ans de civilisation. Le pont du Gard tient toujours debout sans qu’ils aient eu les outils pour le concevoir, ce qui est tout de même une forme de génie (civil)…

Du point de vue scientifique, on a compris tard les caractéristiques, avantages et inconvénients d’un melange tel que le béton. 1850 environ, pas avant. À commencer par une bonne tenue en compression et une calamiteuse résistance à la traction. C’était un premier pas. Peut-être plus pour très longtemps encore, mais pour l’instant on a du sable, de l’eau et des cailloux un peu comme on veut. Par rapport à l’acier, le béton coûte moins à produire et peut s’employer quasi à la demande, même s’il ne permet pas de traverser (ou alors pas facilement) la baie de San Francisco. Deux avantages majeurs du béton, aussi : la légèreté et la facilité de mise en œuvre.

La personne qui a eu l’idée d’ajouter des aciers dans le béton pour lui permettre de résister à la traction et à la flexion mérite une reconnaissance éternelle. Freyssinet, Perret et Hennebique ont pensé au début du siècle passé un outil structurel hors du commun, gloire à eux.

Le bois ? Globalement moins résistant en compression ou en traction même s’il tient debout plusieurs siècles, et il ne permet que des portées et hauteurs modestes. L’acier ? D’accord pour des portées et des hauteurs importantes (encore que le CNIT de La Défense se pose là) mais il reste plus dur à obtenir et employer, il doit être transporté, ne tient pas bien au feu, est cher.

Le béton constitue un bon équilibre. Bien sûr, il doit faire face à des défis : la durabilité, le vieillissement, l’aspect. L’acier est à peine plus durable mais se protège plus facilement. Le bois n’est pas étanche et brûle. La belle pierre vieillit bien, dure, oui, mais les constructions sont lentes, les ressources limitées et le coût élevé. J’ai encore du travail.

vendredi 10 mars 2006

Interlude

(Synonyme : remplissage.)

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