Petit chosier - Carnet de voyage Brimborions, babioles et bidules Par Romain T. et Fabrice D. 2021-03-13T22:38:59+01:00 Fabrice D. Simonin urn:md5:3d5d88daee63672803dd7148eed1c3c4 Dotclear Tourisme approximatif urn:md5:331f1f4506f8f428b9b276a690d459cb 2020-07-26T22:15:00+02:00 2020-07-26T22:19:01+02:00 FabriceD Carnet de voyage <p>Sur la colline, les ruines de la citadelle ne laissent plus que deviner sa puissance passée de ses fortifications construites selon les principes de Vauban. Plus bas, dans une boucle de la rivière, le château d&#8217;agrément qui l&#8217;a remplacée à la Renaissance semble évidemment plus plaisant avec son jardin aménagé d&#8217;après des plans de Le&nbsp;Nôtre, son escalier d&#8217;honneur inspiré de celui de Chambord et son aile plus récente dessinée par un élève de Mansart. Le trésor se trouve dans la chambre dite de Henry IV&#160;: un portrait en pied d&#8217;Henry VIII d&#8217;après Holbein et une vierge à l&#8217;enfant de l&#8217;atelier de Cranach l&#8217;Ancien. Logée dans les anciens communs, la mairie du village a fière allure. Sur la façade, une plaque commémore la nuit où le général de Gaulle y a dormi dans les années 50 mais une autre, quasi identique, à droite de l&#8217;entrée de l&#8217;hôtel du Lion d&#8217;or, indique la même date quoiqu&#8217;un lit différent. (Peut-être le Général dormait-il beaucoup.) En revanche, il n&#8217;y a bien que la Tour de la reine Margot qui s&#8217;enorgueillisse de l&#8217;avoir accueillie pendant sa fuite, du moins le dit-on.</p> <p>Quelles sont touchantes, ces tentatives des petits patelins de se trouver une place dans la grande histoire. Et universelles&#160;: dans quel temple allemand n&#8217;a pas prêché un disciple de Mélanchthon&#160;?</p> <p>Pour autant, la franchise a son charme aussi. Hommage soit donc rendu à la guide de la maison Mantin que je cite de mémoire&#160;:</p> <p>«&#160;Le dernier loup français tué au début du XXe siècle l&#8217;a été dans l&#8217;Allier et vous pourrez voir ce dernier loup empaillé dans tous les musées du département. Mais le nôtre, je vous l&#8217;assure, est probablement le seul dernier loup de l&#8217;Allier de tout Moulins&#160;!&#160;»</p> Puisque tu passes par là urn:md5:fd7b1f7bef5c94b39dff773c9d8efbb8 2020-07-16T20:18:00+02:00 2020-07-16T20:32:27+02:00 FabriceD Carnet de voyage <p>Il va donc falloir passer ses vacances en France, désormais. Les ennuis commencent.</p> <p>Passons rapidement sur ce trou noir qu&#8217;est Clermont-Ferrand&#160;: qui s&#8217;en approche trop près en subit l&#8217;immanquable attraction. Pas celle que vante l&#8217;office du tourisme, cathédrale de pierre noire, Puy de Dôme pour horizon, court-métrage en festival, non&#160;! L&#8217;attraction plus implacable de l&#8217;invitation à déjeuner chez ma mère. À cent kilomètres à la ronde, puisque vous passez par là&#8230; La spirale se resserre, ma mère nous ressert&#160;: d&#8217;apéritif en pousse-café, le déjeuner devient goûter, nous finissons trop lourds, vaincus par la gravité.</p> <p>Mais ce risque est un plaisir, évidemment, et relativement localisé. Tandis qu&#8217;une menace plus diffuse angoisse la métropole entière&#160;: les quatorze oncles et tantes du côté de mon père, leurs conjoints, les innombrables cousins et cousines qui en ont résulté et, ce qui ne nous rajeunit pas, les petits-cousins qui grandissent désormais. Ma mère seule sait en tenir le compte&#160;: elle doit avoir élaboré un atlas, avec un index par département et des entrées thématiques, une sorte de guide très spécialisé qui lui permet de trouver pour chaque destination un parent pittoresque. «&#160;Toi qui aimes la viande, quand tu seras à Aurillac, passe donc voir ton cousin Jolan, il sert à la boucherie.&#160;»</p> <p>Je la soupçonne parfois d&#8217;en inventer pour me tester.</p> <p>Pour les oncles et tantes, on ne m&#8217;y prend pas&#160;: je connais les prénoms par cœur (Daniel, Maryse, Sylvie, Yves, Gilles, Fabienne, Carole, Lydie, Nathalie, Marie, Arnaud, Noëlle, Nadège, Agnès) et bon nombre des par-alliance (Chantal, Guy, Mireille, Yves, Thierry, Louis, Alain).</p> <p>Mais pour ce qui est des cousins&#8230; Je connais ceux qui étaient nés, disons, avant mes douze ans (Isabelle, David, Delphine, Marie-Laure, Philippe, Cindy, Jérôme, Christophe, Laurent, Aurélie, Clémence et Constance) et, parmi les autres, je n&#8217;ai retenu que quelques prénoms originaux (j&#8217;ai un cousin Wilfried, quelque part). J&#8217;avoue avoir renoncé. À quarante ans, on a passé l&#8217;âge de rencontrer des inconnus avec lesquels on n&#8217;a rien en commun sinon l&#8217;asthme de la grand-mère et le nez du grand-père – ce qui est déjà beaucoup&#160;: on est un bébé charmant avec un nez en bouton, on attendrit les vieilles dames, on s&#8217;habitue,&nbsp; mais arrive l&#8217;adolescence et cet appendice se prend à pousser, immanquable, avec sa bosse sommitale. C&#8217;est chez les cousines que le résultat est le plus remarquable.</p> <p>Mais enfin, au moment de planifier des vacances, je dois trianguler&#160;: Langres est-il bien sûr, si proche de Dijon où j&#8217;ai un oncle et de Châlons où j&#8217;avais une grand-tante&#160;? La diaspora des cousins a-t-elle déjà atteint l&#8217;Ariège&#160;? Quid du Creusot&#160;?&nbsp; J&#8217;hesite devant la carte de France comme un sorcier vaudou qui plante des punaises dans les sous-préfectures et guette le cri d&#8217;un cousin éloigné. Vaine précaution, ma mère ayant toujours le dernier mot, quelle que puisse être la distance à parcourir&#160;: «&#160;Puisque tu passes par là, tu pourras aller voir ton cousin.&#160;»</p> Paris - Lyon, Lyon - Paris urn:md5:dc8676a26c7b024fd13405ccd0605642 2019-03-26T20:45:00+01:00 2019-04-05T14:21:34+02:00 RomainT Carnet de voyage <p> </p> <p>(Je veux parler du trajet en TGV.)</p> <p>Je n&#8217;ai jamais eu besoin de prendre&nbsp;le train comme&nbsp;un moyen de transport récurrent, jusqu&#8217;à mon installation à Lyon il y a 16 ans. Pour aller voir les grands-parents, j&#8217;avais&nbsp;dû faire avant cela au total deux dizaines d&#8217;allers et retours Paris - Blois et Paris - Morêt, mais c&#8217;est guère tout.</p> <p>Depuis 2006, je viens fréquemment à Paris pour le travail, selon un rythme variable, fonction des projets, le plus souvent à la journée, parfois plus. Je l&#8217;ai bien fait une fois par semaine durant des années, peut-être cinq ans. Les autres années, une fois tous les deux mois au moins&#160;? Allez, mettons 250 Paris - Lyon aller-retour au total.</p> <p>Pour mes&nbsp;loisirs, j&#8217;ai beaucoup effectué le trajet également. Trois ans d&#8217;école, une soixantaine de fois, puis 13 ans de vie professionnelle, au moins 3 fois par an, disons une grosse centaine de voyages.</p> <p>Bref, un petit 400 Paris - Lyon, Lyon - Paris.</p> <p>J&#8217;aime la gare de Lyon, sa verrière sale et abîmée, sa fresque, ses courants d&#8217;air, les trains vers l&#8217;Italie et la Suisse&#160;; son esplanade et&nbsp;Paris qui s&#8217;offre aux marcheurs, son beffroi, les brasseries juste devant.</p> <p>Je n&#8217;aime pas la gare de Lyon Part-Dieu, son exiguïté, son constant encombrement,&nbsp;la laideur de sa façade, les tristes&nbsp;abords immédiats.</p> <p>J&#8217;aime le&nbsp;Vert de Maisons, pour moi le nom de gare le plus poétique du&nbsp;parcours.</p> <p>J&#8217;aime la rotonde ferroviaire de Villeuneuve-Saint-Georges devant laquelle on passe parfois.</p> <p>J&#8217;aime la gare du Creusot - Montceau - Montchanin, je n&#8217;aime pas la gare de Macon - Loché.</p> <p>Trois moments du trajet que j&#8217;aime, en partant de Lyon&#160;: ce petit village bourguignon typique, avec de vieilles maisons de pierre et&nbsp;une belle église, qui est malheureusement placé aujourd&#8217;hui bien trop&nbsp;près des voies, je n&#8217;en ai toujours pas recherché le nom&nbsp;;&nbsp;le passage à Montereau, on voit bien l&#8217;église, le centre ville, les jardins ouvriers&nbsp;avant de grimper la colline derrière laquelle&nbsp;la Brie attend tapie&#160;; ce viaduc rouge légèrement courbé, à dix petites minutes de l&#8217;arrivée&#160;: le virage est doux et a&nbsp;souvent accompagné mes réveils.</p> <p>Il n&#8217;est&nbsp;pas de moment du trajet que je n&#8217;aime pas.</p> <p> </p> Balade dans le quartier de la Part-Dieu (7) urn:md5:afaa2efc37734458ecf2c3978b928a74 2018-04-13T19:01:00+02:00 2018-04-13T19:01:00+02:00 RomainT Carnet de voyage <p> </p> <p>Pour terminer en beauté</p> <p>Mais avant de conclure avec ce très&nbsp;bel ouvrage aveugle dont je parlais dans le billet précédent, voici un dernier jeu de parements des années 1970&#160;: terre cuite, béton, aluminium. (Si quelqu&#8217;un sait où j&#8217;ai pris la première photo, il ou elle est très fort&#160;!)</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le parement en terre cuite des cheminées d'aération de la cité administrative d'état" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/36-parement1.jpg" title="Le parement en terre cuite des cheminées d'aération de la cité administrative d'état" /></div> <script src="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/js/jquery.lightbox-0.5.min.js">&nbsp;</script></div> <link href="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/css/jquery.lightbox-0.5.css" media="screen" rel="stylesheet" type="text/css" /><script> $(function() { $('.figure img').each(function() { $(this).wrap("<"+"a href="http://www.petitchosier.fr/blog/post/2018/03/26/+this.src+"><"+"/a>"); }); $('.figure a').lightBox({ imageLoading: '/js/lightbox/images/lightbox-ico-loading.gif', imageBtnClose: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-close.gif', imageBtnPrev: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-prev.gif', imageBtnNext: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-next.gif', imageBlank: '/js/lightbox/images/lightbox-blank.gif', txtOf: ' sur ' }); }); </script> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Un pilier en V du silo de la bibliothèque municipale" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/36-parement2.jpg" title="Un pilier en V du silo de la bibliothèque municipale" /> &nbsp;<img alt="Un parement en béton de la cité administrative d'état" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/36-parement3.jpg" title="Un parement en béton de la cité administrative d'état" /> &nbsp;<img alt="Un parement de la chaufferie Dalkia en caissons d'aluminium" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/36-parement4.jpg" title="Un parement de la chaufferie Dalkia en caissons d'aluminium" /> <p class="caption">Quelques parements des années 1970</p> </div> <p> </p> <p>Ce bâtiment, le voici&#160;: le central téléphonique Lacassagne. Ce qui frappe, c&#8217;est la brique&#160;! un matériau quasi inexistant à Lyon. À tel point que l&#8217;architecte s&#8217;est vu demander de diminuer impact visuel de l&#8217;ensemble, d&#8217;où le parement préfabriqué dans le plus pur style de la&nbsp;Part-Dieu.&nbsp;Façade hypnotique, orange années 1970, jeux d&#8217;ombres, de régularité et de symétrie&#160;: je trouve cette œuvre magnifique. Architecte&#160;: André&nbsp;Gutton, 1972.</p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le central téléphonique Lacassagne" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/37-Central1.jpg" title="Le central téléphonique Lacassagne" /> &nbsp;<img alt="Le central téléphonique Lacassagne" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/37-Central2.jpg" title="Le central téléphonique Lacassagne" /> &nbsp;<img alt="Le central téléphonique Lacassagne" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/37-Central3.jpg" title="Le central téléphonique Lacassagne" /> &nbsp;<img alt="La façade du central téléphonique Lacassagne" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/37-Central4.jpg" title="La façade du central téléphonique Lacassagne" /> <p class="caption">Le central téléphonique Lacassagne</p> </div> <p> </p> <p>Ainsi s&#8217;achève la balade.&nbsp;Le quartier de la Part-Dieu est un mélange architectural assez marquant, pas toujours réussi. Il a ses éléments d&#8217;unité (les parements&nbsp;des années 1970), ses constructions radicales en&nbsp;béton apparent, ses bâtiments modernes parfois moins soignés que les anciers, d&#8217;autres parfois très brillamment conçus.&nbsp;J&#8217;espère avoir pu vous faire découvrir quelques beaux édifices&#160;!</p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="L'arrière d'un immeuble rue Mazenod" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/38-Parement1.jpg" title="L'arrière d'un immeuble rue Mazenod" /> &nbsp;<img alt="L'arrière de la barre du Lac" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/38-Parement2.jpg" title="L'arrière de la barre du Lac" /> &nbsp;<img alt="L'arrière de l'une des deux barres Moncey" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/38-Parement3.jpg" title="L'arrière de l'une des deux barres Moncey" /> <p class="caption">Quelques parements en béton, pour conclure</p> </div> <p> </p> </div> </div> </div> Balade dans le quartier de la Part-Dieu (6) urn:md5:83ca0f20b9b58f2f43fe0a2434c518f5 2018-04-10T18:22:00+02:00 2018-04-10T18:22:00+02:00 RomainT Carnet de voyage <p> </p> <p>Période contemporaine</p> <p>Le voyage approche de sa fin avec la période contemporaine. Beaucoup de constructions ces dernières années à la Part-Dieu, banales ou pas toujours très heureuses&#8230; (Je pense à la tour Oxygène.)&nbsp;Mais il y a d&#8217;indéniables réussites, la tour Incity par exemple. Les façades sont traitées diversement et reprennent les motifs du siège de l&#8217;OPAC, des tours EDF ou UAP (détruite pour laisser place à la tour Incity justement). Admirez les fins poteaux cylindriques derrière les vitrages.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La tour Incity" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/28-Incity1.jpg" title="La tour Incity" /></div> <script src="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/js/jquery.lightbox-0.5.min.js">&nbsp;</script></div> <link href="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/css/jquery.lightbox-0.5.css" media="screen" rel="stylesheet" type="text/css" /><script> $(function() { $('.figure img').each(function() { $(this).wrap("<"+"a href="http://www.petitchosier.fr/blog/post/2018/03/26/+this.src+"><"+"/a>"); }); $('.figure a').lightBox({ imageLoading: '/js/lightbox/images/lightbox-ico-loading.gif', imageBtnClose: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-close.gif', imageBtnPrev: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-prev.gif', imageBtnNext: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-next.gif', imageBlank: '/js/lightbox/images/lightbox-blank.gif', txtOf: ' sur ' }); }); </script> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La tour Incity" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/28-Incity2.jpg" title="La tour Incity" /> &nbsp;<img alt="La tour Incity" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/28-Incity3.jpg" title="La tour Incity" /> &nbsp;<img alt="La tour Incity" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/28-Incity4.jpg" title="La tour Incity" /> <p class="caption">La tour Incity</p> </div> <p> </p> <p>La tour n&#8217;admet pas de symétrie (section rectangulaire, pan coupé du toit, angles arrondis et nets) et, bien que de grande hauteur pour le quartier, elle se fond dans les toits et les nuages. C&#8217;est très joli. Dommage, le mat rompt la finesse de la forme. Architectes&#160;: Valode &amp; Pistre, AIA Atelier de la Rize,&nbsp;2015</p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La tour Incity" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/29-Incity1.jpg" title="La tour Incity" /> &nbsp;<img alt="La tour Incity" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/29-Incity2.jpg" title="La tour Incity" /> &nbsp;<img alt="La tour Incity" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/29-Incity3.jpg" title="La tour Incity" /> <p class="caption">La tour Incity vue depuis mon bureau</p> </div> <p> </p> <p>Ces dernières années on privilégie la sobriété à la Part-Dieu, par les couleurs notamment&#160;: noir et blanc dominent. Voici un premier échantillon de nouvelles constructions ou réhabilitations de la période 2010-2018&#160;: le bâtiment Silex 1 (AIA Atelier de la Rize, Mà Architectes), le bâtiment Adamas (je n&#8217;en ai pas trouvé l&#8217;architecte), la tour Oxygène (Arte Charpentier), le bâtiment le 107 (Soho).</p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le bâtiment Silex 1" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/30-contemporain1.jpg" title="Le bâtiment Silex 1" /> &nbsp;<img alt="Le bâtiment Adamas" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/30-contemporain2.jpg" title="Le bâtiment Adamas" /> &nbsp;<img alt="La tour Oxygène" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/30-contemporain3.jpg" title="La tour Oxygène" /> &nbsp;<img alt="Le bâtiment le 107" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/30-contemporain4.jpg" title="Le bâtiment le 107" /> <p class="caption">Quelques immeubles nouveaux ou réhabilités - 2010-2018</p> </div> <p> </p> <p>Autre échantillon de nouvelles constructions ou réhabilitations de la période 2010 - 2018&#160;: le bâtiment Archivea 57 (je n&#8217;en ai pas trouvé l&#8217;architecte), les deux façades du bâtiment Setec (je n&#8217;en ai pas non plus trouvé l&#8217;architecte), la façade nord de la tour Oxygène (avec la Caisse d&#8217;épargne en reflet, si vous suivez). Blanc et noir, vous dis-je.</p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le bâtiment Archivea 57" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/31-contemporain1.jpg" title="Le bâtiment Archivea 57" /> &nbsp;<img alt="Le bâtiment Setec" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/31-contemporain2.jpg" title="Le bâtiment Setec" /> &nbsp;<img alt="Le bâtiment Setec" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/31-contemporain3.jpg" title="Le bâtiment Setec" /> &nbsp;<img alt="La façade nord de la tour Oxygène et la Caisse d'épargne dans le reflet" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/31-contemporain4.jpg" title="La façade nord de la tour Oxygène et la Caisse d'épargne dans le reflet" /> <p class="caption">Quelques immeubles nouveaux ou réhabilités - 2010-2018</p> </div> <p> </p> <p>Les archives départementales du Rhône&#160;: un bâtiment essentiellement aveugle, dont on s&#8217;approche pour pouvoir constater le soin apporté à la réalisation des plaquages de pierre et de métaux noir et or. Architectes&#160;: Dumetier, Gautier+Conquet, Séquences, 2014.</p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Les archives départementales du Rhône" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/33-archives1.jpg" title="Les archives départementales du Rhône" /> &nbsp;<img alt="Les archives départementales du Rhône" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/33-archives2.jpg" title="Les archives départementales du Rhône" /> &nbsp;<img alt="Les archives départementales du Rhône" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/33-archives3.jpg" title="Les archives départementales du Rhône" /> &nbsp;<img alt="Les archives départementales du Rhône" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/33-archives4.jpg" title="Les archives départementales du Rhône" /> <p class="caption">Les archives départementales du Rhône</p> </div> <p> </p> <p>Pour l&#8217;anecdote, l&#8217;alliage d&#8217;aluminium et de cuivre employé est le même que celui des pièces jaunes d&#8217;euros.</p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le parement doré des archives du Rhône" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/35-parement.jpg" title="Le parement doré des archives du Rhône" /> <p class="caption">Le parement doré des archives du Rhône</p> </div> <p> </p> <p>Il est temps d&#8217;un intermède parements contemporains (pierre, alliage aluminium-cuivre)&#160;!</p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le parement de pierre des archives du Rhône" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/32-textures1.jpg" title="Le parement de pierre des archives du Rhône" /> &nbsp;<img alt="La partie décorative en pierre de la façade de l'immeuble Setec" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/32-textures2.jpg" title="La partie décorative en pierre de la façade de l'immeuble Setec" /> &nbsp;<img alt="Le parement noir du bas de l'immeuble Silex 1" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/32-textures3.jpg" title="Le parement noir du bas de l'immeuble Silex 1" /> &nbsp;<img alt="Le parement doré des archives du Rhône" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/32-textures4.jpg" title="Le parement doré des archives du Rhône" /> <p class="caption">Quelques parements contemporains</p> </div> <p> </p> <p>Assez subtilement, le bâtiment des archives départementales fait face à un immeuble&nbsp;aveugle également&#8230; et qui conclura ce tour du quartier.</p> <p>À suivre&#8230;</p> </div> </div> </div> </div> </div> </div> </div> Balade dans le quartier de la Part-Dieu (5) urn:md5:ff7b668447cdf47d0a052ad57be3f9ea 2018-04-07T09:25:00+02:00 2018-04-07T09:25:00+02:00 RomainT Carnet de voyage <p> </p> <p>Verre teinté et parements </p> <p>Encore du verre teinté&#160;? Oh oui&#160;! Voici le bâtiment M+M, que je trouve assez élégant. Les montants blancs sur le parement rappellent ceux de la barre du Lac (voir un peu plus haut), qui se trouve de l&#8217;autre côté du square. Architecte :&nbsp;Dufau, 1972.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le M+M" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/22-M+M1.jpg" title="Le M+M" /></div> <script src="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/js/jquery.lightbox-0.5.min.js">&nbsp;</script></div> <link href="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/css/jquery.lightbox-0.5.css" media="screen" rel="stylesheet" type="text/css" /><script> $(function() { $('.figure img').each(function() { $(this).wrap("<"+"a href="http://www.petitchosier.fr/blog/post/2018/04/07/+this.src+"><"+"/a>"); }); $('.figure a').lightBox({ imageLoading: '/js/lightbox/images/lightbox-ico-loading.gif', imageBtnClose: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-close.gif', imageBtnPrev: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-prev.gif', imageBtnNext: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-next.gif', imageBlank: '/js/lightbox/images/lightbox-blank.gif', txtOf: ' sur ' }); }); </script> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le M+M" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/22-M+M2.jpg" title="Le M+M" /> &nbsp;<img alt="Le M+M" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/22-M+M3.jpg" title="Le M+M" /> <p class="caption">Le M+M</p> </div> <p> </p> <p>Verre teinté à la Part-Dieu,&nbsp;suite et fin&#160;: le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon, quasiment un ouvrage d&#8217;ingénieur (dans l&#8217;esprit de l&#8217;auditorium de Lyon) plus que d&#8217;architecte. Architectes&#160;: Vergely et&nbsp;Gimbert, 1976.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/23-GrandLyon1.jpg" title="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" /> &nbsp;<img alt="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/23-GrandLyon2.jpg" title="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" /> &nbsp;<img alt="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/23-GrandLyon3.jpg" title="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" /> <p class="caption">Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon</p> </div> <p> </p> <p>Quatre caissons de béton précontraint, apparents, s&#8217;entrecroisent sur le toit et portent les planchers bâtiment (avec des piles intérieures qui abritent les ascenseurs et circulations)&#160;; des murs rideaux de verre verdâtres réfléchissants habillent la façade.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/24-GrandLyon1.jpg" title="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" /> &nbsp;<img alt="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/24-GrandLyon2.jpg" title="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" /> &nbsp;<img alt="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/24-GrandLyon3.jpg" title="Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon" /> <p class="caption">Le bâtiment de la communauté urbaine de Lyon</p> </div> <p> </p> <p>Intermède parements texturés, I&#160;: béton préfabriqué.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le centre commercial" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/25-Texture1.jpg" title="Le centre commercial" /> &nbsp;<img alt="La cité administrative d'état" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/25-Texture2.jpg" title="La cité administrative d'état" /> &nbsp;<img alt="L'auditorium de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/25-Texture3.jpg" title="L'auditorium de Lyon" /> &nbsp;<img alt="Le parking du centre commercial (en cours de destruction)" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/25-Texture4.jpg" title="Le parking du centre commercial (en cours de destruction)" /> <p class="caption">Quelques éléments de façade préfabriqués</p> </div> <p> </p> <p>Intermède parements, II&#160;: béton et verre, céramique et verre, métal.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le motif de la cage d'escalier de la résidence Desaix" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/26-Texture1.jpg" title="Le motif de la cage d'escalier de la résidence Desaix" /> &nbsp;<img alt="Le silo de la bibliothèque municipale" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/26-Texture2.jpg" title="Le silo de la bibliothèque municipale" /> &nbsp;<img alt="Le plaquage métallique de la nouvelle entrée de la bibliothèque municipale de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/26-Texture3.jpg" title="Le plaquage métallique de la nouvelle entrée de la bibliothèque municipale de Lyon" /> &nbsp;<img alt="Une rampe d'accès au parking du centre commercial" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/26-Texture4.jpg" title="Une rampe d'accès au parking du centre commercial" /> <p class="caption">Quelques matériaux apparents dans le quartier de la Part-Dieu</p> </div> <p> </p> <p>Une parenthèse personnelle, en plein dans le thème&#160;: j&#8217;ai habité longtemps un appartement rue de la Part-Dieu et ai dû y laisser un grand meuble à CD, dessiné par mes soins, dont le motif est celui de la cage d&#8217;escalier de la résidence-barre Desaix&#8230;</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La cage d'escalier de la résidence Desaix" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/27-MeubleCD.jpg" title="La cage d'escalier de la résidence Desaix" /> <p class="caption">La cage d&#8217;escalier de la résidence Desaix</p> </div> <p> </p> <p>À suivre&#8230;</p> </div> </div> </div> </div> </div> </div> Balade dans le quartier de la Part-Dieu (4) urn:md5:bfaf9472dff03ad8cc282b555f6b1c39 2018-04-04T16:28:00+02:00 2018-04-04T16:28:58+02:00 RomainT Carnet de voyage <p> </p> <p>Les seventies, ce n&#8217;est pas que le&nbsp;disco</p> <p>Mais revenons dans les années 1970, qui restent la grande décennie de construction du quartier de Lyon Part-Dieu. Jean Zumbrunnen aurait dû faire construire bien plus de barres que les seules quatre existantes aujourd&#8217;hui, mais c&#8217;est probablement aussi bien ainsi pour la diversité architecturale du quartier. La dernière est la résidence du Lac (1972) non loin de la résidence Desaix.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La résidence du Lac" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/17-Lac1.jpg" title="La résidence du Lac" /></div> <script src="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/js/jquery.lightbox-0.5.min.js">&nbsp;</script></div> <link href="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/css/jquery.lightbox-0.5.css" media="screen" rel="stylesheet" type="text/css" /><script> $(function() { $('.figure img').each(function() { $(this).wrap("<"+"a href="http://www.petitchosier.fr/blog/post/2018/04/04/+this.src+"><"+"/a>"); }); $('.figure a').lightBox({ imageLoading: '/js/lightbox/images/lightbox-ico-loading.gif', imageBtnClose: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-close.gif', imageBtnPrev: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-prev.gif', imageBtnNext: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-next.gif', imageBlank: '/js/lightbox/images/lightbox-blank.gif', txtOf: ' sur ' }); }); </script> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La résidence du Lac" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/17-Lac2.jpg" title="La résidence du Lac" /> &nbsp;<img alt="La résidence du Lac" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/17-Lac3.jpg" title="La résidence du Lac" /> <p class="caption">La résidence du Lac</p> </div> <p> </p> <p>Sur la façade, de fins montants métalliques, des carreaux de carrelage, des stores rouges pour les balcons rentrants. Mais Zumbrunnen aime le béton, alors il ne peut s&#8217;empêcher d&#8217;en laisser apparent (et il a bien raison). Témoins ces cages d&#8217;escalier ajourées.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Détails de la façade" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/18-Lac1.jpg" title="Détails de la façade" /> &nbsp;<img alt="Une cage d'escalier" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/18-Lac2.jpg" title="Une cage d'escalier" /> <p class="caption">La résidence du Lac</p> </div> <p> </p> <p>On voit bien des ratés avec vitres teintées à la Part-Dieu, je ne les montrerai pas. Voyez plutôt le siège de l&#8217;OPAC du Rhône&#160;: douceur des bords arrondis, des couleurs cuivrées&#160;; escalier béton qui reprend les codes de la façade. Architectes&#160;: Zumbrunnen, Provost, Weckerlin, Zol, 1973.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le siège de l'OPAC du Rhône" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/19-OPAC1.jpg" title="Le siège de l'OPAC du Rhône" /> &nbsp;<img alt="L'escalier extérieur" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/19-OPAC2.jpg" title="L'escalier extérieur" /> &nbsp;<img alt="Le siège de l'OPAC du Rhône" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/19-OPAC3.jpg" title="Le siège de l'OPAC du Rhône" /> <p class="caption">Le siège de l&#8217;OPAC du Rhône</p> </div> <p> </p> <p>Le motif de façade se retrouve sur les&nbsp;façades de la tour EDF (architectes&#160;: Zumbrunnen,&nbsp;Provost et&nbsp;Delfante, 1977) et de la tour Incity (architectes&#160;: Valode et Pistre, AIA Atelier de la Rize, 2015). Mais j&#8217;y reviendrai&#8230;</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Motif de la façade de la tour EDF" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/20-facade1.jpg" title="Motif de la façade de la tour EDF" /> &nbsp;<img alt="Motif de la façade de la tour Incity" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/20-facade2.jpg" title="Motif de la façade de la tour Incity" /> <p class="caption">Deux motifs de façades</p> </div> <p> </p> <p>Encore du verre teinté&#160;: la Caisse d&#8217;épargne, avec ses murs rideaux sur un socle en béton façon bunker. Ce bâtiment est certes nettement moins harmonieux et raffiné que celui de l&#8217;OPAC, si vous voulez mon avis. Il&nbsp;affirme toutefois les codes structurels et esthétiques d&#8217;une époque.&nbsp;Architectes&#160;: Bellemain et Heyraud, 1977.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La Caisse d'épargne" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/21-CaisseEpargne1.jpg" title="La Caisse d'épargne" /> &nbsp;<img alt="La Caisse d'épargne" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/21-CaisseEpargne2.jpg" title="La Caisse d'épargne" /> &nbsp;<img alt="La Caisse d'épargne" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/21-CaisseEpargne3.jpg" title="La Caisse d'épargne" /> <p class="caption">La Caisse d&#8217;épargne</p> </div> <p> </p> <p>À suivre&#8230;</p> </div> </div> </div> </div> </div> Balade dans le quartier de la Part-Dieu (3) urn:md5:b414eca27c9dd807034df1e0b0f158e5 2018-04-01T09:02:00+02:00 2018-04-01T09:03:08+02:00 RomainT Carnet de voyage <p> </p> <p>Art déco et années 1990</p> <p>Une parenthèse Art déco aux abords de la Part-Dieu, pour changer des années 1970&#160;! Voici une autre salle de spectacles&#160;: la Bourse du travail. On y joue de l&#8217;opérette, de la variété française. Paquebot typique de la période, la bourse du travail accueille toujours aujourd&#8217;hui syndicats et réunions. La façade se dégrade, les grosses lettres métalliques rouillent&#8230; la mairie du 3<sup>e</sup> arrondissement de Lyon ne m&#8217;a pas répondu à propos d&#8217;un éventuel ravalement. Architecte&#160;: Meysson ;&nbsp;mosaïque de Gaudin d&#8217;après des dessins de Fargeot, 1936.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La Bourse du travail" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/11-Bourse1.jpg" title="La Bourse du travail" /></div> <script src="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/js/jquery.lightbox-0.5.min.js">&nbsp;</script></div> <link href="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/css/jquery.lightbox-0.5.css" media="screen" rel="stylesheet" type="text/css" /><script> $(function() { $('.figure img').each(function() { $(this).wrap("<"+"a href="http://www.petitchosier.fr/blog/post/2018/03/25/+this.src+"><"+"/a>"); }); $('.figure a').lightBox({ imageLoading: '/js/lightbox/images/lightbox-ico-loading.gif', imageBtnClose: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-close.gif', imageBtnPrev: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-prev.gif', imageBtnNext: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-next.gif', imageBlank: '/js/lightbox/images/lightbox-blank.gif', txtOf: ' sur ' }); }); </script> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La Bourse du travail" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/11-Bourse2.jpg" title="La Bourse du travail" /> &nbsp;<img alt="La Bourse du travail" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/11-Bourse3.jpg" title="La Bourse du travail" /> &nbsp;<img alt="La mosaïque" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/11-Bourse4.jpg" title="La mosaïque" /> <p class="caption">La Bourse du travail</p> </div> <p> </p> <p>Voici maintenant un bijou Art déco en lisière de la Part-Dieu&#160;: le palais de Flore. La façade principale est échafaudée, alors j&#8217;ai emprunté une photo d&#8217;ensemble. (Je n&#8217;ai pas trouvé le nom du photographe.) L&#8217;immeuble occupe tout un îlot&#160;; sa forme est originale, avec ses courbes, biseaux et redents.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le palais de Flore" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/12-Flore1.jpg" title="Le palais de Flore" /> &nbsp;<img alt="Le palais de Flore" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/12-Flore2.jpg" title="Le palais de Flore" /> &nbsp;<img alt="Le palais de Flore" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/12-Flore3.jpg" title="Le palais de Flore" /> <p class="caption">Le palais de Flore</p> </div> <p> </p> <p>On ne sait qu&#8217;admirer le plus&#160;: les bow windows, les balcons (filants sur le pourtour de l&#8217;immeuble aux 2<sup>e</sup>, 7<sup>e</sup>, 9<sup>e</sup> et 10<sup>e</sup> étages) et leurs rambardes façon paquebot, les terrasses avec casques anglais, l&#8217;élégance des lignes&#8230; Architecte&#160;: Laval, 1930.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le palais de Flore" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/13-Flore1.jpg" title="Le palais de Flore" /> &nbsp;<img alt="Le palais de Flore" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/13-Flore2.jpg" title="Le palais de Flore" /> &nbsp;<img alt="Le palais de Flore" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/13-Flore3.jpg" title="Le palais de Flore" /> &nbsp;<img alt="Le palais de Flore" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/13-Flore4.jpg" title="Le palais de Flore" /> <p class="caption">Le palais de Flore</p> </div> <p> </p> <p>On bascule dans les années 1990, décennie qui a vu au moins deux beaux bâtiments fleurir à la Part-Dieu.&nbsp;Le premier est&nbsp;la tour Société Suisse, Swiss Life&nbsp;aujourd&#8217;hui. Sa façade en verre sombre réfléchissant est très bien réalisée, elle lui donne unité et finesse. Architectes&#160;: Batton et Roustit, 1990.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La tour Swiss Life" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/14-TourSuisse1.jpg" title="La tour Swiss Life" /> &nbsp;<img alt="La tour Swiss Life" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/14-TourSuisse2.jpg" title="La tour Swiss Life" /> &nbsp;<img alt="La tour Swiss Life" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/14-TourSuisse3.jpg" title="La tour Swiss Life" /> <p class="caption">La tour Swiss Life</p> </div> <p> </p> <p>Le deuxième&nbsp;bâtiment d&#8217;intérêt construit dans la décennie 1990 dans le quartier&nbsp;est le nouveau palais de justice, constitué de quatre corps de bâtiments disposés en équerre par rapport à un long corps principal. Architecte&#160;: Lion, 1995.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le nouveau palais de justice" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/15-Palais1.jpg" title="Le nouveau palais de justice" /> &nbsp;<img alt="Le nouveau palais de justice" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/15-Palais2.jpg" title="Le nouveau palais de justice" /> &nbsp;<img alt="Le nouveau palais de justice" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/15-Palais3.jpg" title="Le nouveau palais de justice" /> <p class="caption">Le nouveau palais de justice</p> </div> <p> </p> <p>La beauté de cet édifice tient, me semble-t-il, à plusieurs facteurs&#160;: les lignes simples, la glorification de la perpendiculaire, les nombreuses surfaces vitrées, les centaines de volets pliants façon paravents à presque toutes les fenêtres&#8230;</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le nouveau palais de justice" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/16-Palais1.jpg" title="Le nouveau palais de justice" /> &nbsp;<img alt="Le nouveau palais de justice" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/16-Palais2.jpg" title="Le nouveau palais de justice" /> &nbsp;<img alt="Le nouveau palais de justice" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/16-Palais3.jpg" title="Le nouveau palais de justice" /> &nbsp;<img alt="Le nouveau palais de justice" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/16-Palais4.jpg" title="Le nouveau palais de justice" /> <p class="caption">Le nouveau palais de justice</p> </div> <p> </p> <p>À suivre&#8230;</p> </div> </div> </div> </div> </div> </div> Balade dans le quartier de la Part-Dieu (2) urn:md5:ee5b042cf150a0ce5fbb0115b7c84658 2018-03-29T07:14:00+02:00 2018-03-30T06:59:32+02:00 RomainT Carnet de voyage <p> </p> <p>Béton et préfabrication, mes beaux soucis</p> <p>J&#8217;en arrive à un phare du paysage urbanistique lyonnais depuis plus de 40 ans&#160;: la tour Part-Dieu. Sa hauteur modeste ne dépasse pas celle de la basilique de Fourvière, son parement en béton préfabriqué rose rappelle les toits de tuile de la ville.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La tour Part-Dieu" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/6-tourPartDieu-1.jpg" title="La tour Part-Dieu" /></div> <script src="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/js/jquery.lightbox-0.5.min.js">&nbsp;</script></div> <link href="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/css/jquery.lightbox-0.5.css" media="screen" rel="stylesheet" type="text/css" /><script> $(function() { $('.figure img').each(function() { $(this).wrap("<"+"a href="http://www.petitchosier.fr/blog/post/2018/03/24/+this.src+"><"+"/a>"); }); $('.figure a').lightBox({ imageLoading: '/js/lightbox/images/lightbox-ico-loading.gif', imageBtnClose: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-close.gif', imageBtnPrev: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-prev.gif', imageBtnNext: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-next.gif', imageBlank: '/js/lightbox/images/lightbox-blank.gif', txtOf: ' sur ' }); }); </script> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le parement" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/6-tourPartDieu-2.jpg" title="Le parement" /> &nbsp;<img alt="La tour Part-Dieu" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/6-tourPartDieu-3.jpg" title="La tour Part-Dieu" /> <p class="caption">La tour Part-Dieu</p> </div> <p> </p> <p>Elle est coiffée d&#8217;une pyramide de verre en structure métallique, puits de lumière pour l&#8217;hôtel des derniers étages. Les Lyonnais ont donné à l&#8217;immeuble l&#8217;affectueux surnom de crayon. Architectes&#160;: Cossutta et associés, du Château (pyramide), 1977. Photo intérieure de F. Cuaz.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La pyramide vue depuis l'hôtel" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/7-tourPartDieu-2.jpg" title="La pyramide vue depuis l'hôtel" /> <p class="caption">La pyramide vue depuis l&#8217;hôtel</p> </div> <p> </p> <p>Admirable variation sur le thème de la barre, par Jean&nbsp;Zumbrunnen (1963)&#160;: la résidence Desaix. À la différence des deux barres Moncey, ici les balcons sont saillants sur les deux façades, et le béton est peint couleur crème. Sobriété, raffinement simple.&nbsp;Difficile de trouver plus belle réalisation à la Part-Dieu.&nbsp;La barre vient certes d&#8217;être rénovée, mais si tous les bâtiments du quartier pouvaient atteindre dans le même état que celui-là les 55 ans d&#8217;âge&#8230;</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La résidence Desaix" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/8-Desaix-1.jpg" title="La résidence Desaix" /> &nbsp;<img alt="La résidence Desaix" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/8-Desaix-2.jpg" title="La résidence Desaix" /> &nbsp;<img alt="La résidence Desaix" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/8-Desaix-3.jpg" title="La résidence Desaix" /> &nbsp;<img alt="La résidence Desaix" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/8-Desaix-4.jpg" title="La résidence Desaix" /> <p class="caption">La résidence Desaix</p> </div> <p> </p> <p>La bibliothèque municipale de Lyon&#160;: un silo de conservation noir, monolithique, plaqué de céramique. (Notez l&#8217;escalier extérieur métallique.)&nbsp;À ses pieds de larges satellites plats, vitrés&#160;; de fines poutres de béton apparentes en soulignent les façades. Architectes&#160;: Perrin-Fayolle, Chrétien, Delfante, Levasseur et Labrosse, 1972.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Vue d'ensemble" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/9-Bibliotheque-1.jpg" title="Vue d'ensemble" /> &nbsp;<img alt="La bibliothèque municipale de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/9-Bibliotheque-2.jpg" title="La bibliothèque municipale de Lyon" /> &nbsp;<img alt="Vue du silo et de son escalier extérieur" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/9-Bibliotheque-3.jpg" title="Vue du silo et de son escalier extérieur" /> <p class="caption">La bibliothèque municipale de Lyon</p> </div> <p> </p> <p>Interlude seventies&#160;: trois façades constituées de modules préfabriqués&#160;: la cité administrative d&#8217;état (1976), le centre commercial (1975) et le&nbsp;bâtiment Part-Dieu Garibaldi&nbsp;(1971). Je n&#8217;en ai pas retrouvé les architectes.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Façade de la cité administrative d'état" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/10-facades-1.jpg" title="Façade de la cité administrative d'état" /> &nbsp;<img alt="Parement du centre commercial" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/10-facades-2.jpg" title="Parement du centre commercial" /> &nbsp;<img alt="Façade du Part-Dieu Garibaldi" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/10-facades-3.jpg" title="Façade du Part-Dieu Garibaldi" /> <p class="caption">Trois façades des années 1970</p> </div> <p> </p> <p>À suivre&#8230;</p> </div> </div> </div> </div> </div> Balade dans le quartier de la Part-Dieu (1) urn:md5:2b89e7b028f504901666f6fe03022c8b 2018-03-26T18:13:00+02:00 2018-03-30T06:59:51+02:00 RomainT Carnet de voyage <p> </p> <p>Une pensée pour mes parents architectes</p> <p>Je reprends ici le fil Twitter de ces dernières semaines sur l&#8217;architecture du&nbsp;quartier de la&nbsp;Part-Dieu, à Lyon. Quelques précisions&#160;: je n&#8217;entre pas dans les détails de l&#8217;histoire du quartier, ni dans les problématiques complexes d&#8217;urbanisme qui lui sont associées, et je ne suis pas exhaustif. Mon idée de départ était simplement de partager mon enthousiasme pour quelques-uns des bâtiments que j&#8217;estime marquants ou emblématiques dans ce quartier et à ses abords immédiats. Je n&#8217;ai d&#8217;autre prétention que celle de susciter éventuellement la découverte, en donnant de brefs éléments d&#8217;explication et quelques photos pour chaque ouvrage. Les photos sont les miennes, sauf précision contraire.</p> <p>On commence par le parking des halles, hélicoïdal, en béton préfabriqué. On admire la finesse des membrures qui soutiennent les porte-à-faux, les modénatures façon chou-fleur, et plus généralement l&#8217;élégance de l&#8217;ensemble. Architectes&#160;: Delfante, Provost et Zumbrunnen, 1970.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le parking des halles" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/1-parking1.jpg" title="Le parking des halles" /></div> <script src="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/js/jquery.lightbox-0.5.min.js">&nbsp;</script></div> <link href="http://www.petitchosier.fr/js/lightbox/css/jquery.lightbox-0.5.css" media="screen" rel="stylesheet" type="text/css" /><script> $(function() { $('.figure img').each(function() { $(this).wrap("<"+"a href="http://www.petitchosier.fr/blog/post/2018/03/24/+this.src+"><"+"/a>"); }); $('.figure a').lightBox({ imageLoading: '/js/lightbox/images/lightbox-ico-loading.gif', imageBtnClose: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-close.gif', imageBtnPrev: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-prev.gif', imageBtnNext: '/js/lightbox/images/lightbox-btn-next.gif', imageBlank: '/js/lightbox/images/lightbox-blank.gif', txtOf: ' sur ' }); }); </script> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Le parking des halles" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/1-parking2.jpg" title="Le parking des halles" /> &nbsp;<img alt="Le parking des halles" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/1-parking3.jpg" title="Le parking des halles" /> <p class="caption">Le parking des halles</p> </div> <p> </p> <p>À côté du parking, les barres Moncey. Décriées pour leur côté terne et leurs dimensions imposantes, leurs façades en fin damier de béton (qui n&#8217;a quasiment pas bougé après plus de 50 ans) reste spectaculaire&#8230;</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Les barres Moncey" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/2-Moncey1.jpg" title="Les barres Moncey" /> &nbsp;<img alt="Les barres Moncey" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/2-Moncey2.jpg" title="Les barres Moncey" /> &nbsp;<img alt="Les barres Moncey" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/2-Moncey3.jpg" title="Les barres Moncey" /> &nbsp;<img alt="Les barres Moncey" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/2-Moncey4.jpg" title="Les barres Moncey" /> <p class="caption">Les barres Moncey</p> </div> <p> </p> <p>&#8230; et (paraît-il) les appartements traversants que l&#8217;on trouve dans ces bâtiments ont des volumes aujourd&#8217;hui jalousement appréciés. Architectes&#160;: Zumbrunnen et Sillan, 1962-1965.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Les barres Moncey" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/3-Moncey1.jpg" title="Les barres Moncey" /> &nbsp;<img alt="Les barres Moncey" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/3-Moncey2.jpg" title="Les barres Moncey" /> &nbsp;<img alt="Les barres Moncey" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/3-Moncey3.jpg" title="Les barres Moncey" /> <p class="caption">Les barres Moncey</p> </div> <p> </p> <p>Un bâtiment marquant du quartier&#160;: l&#8217;auditorium Maurice Ravel. Manifeste brutaliste, sa toiture en forme de coquille Saint-Jacques, en béton précontraint, permet de libérer un vaste volume intérieur. Plusieurs filets sont placés sur tout le parement&#8230; après la toiture il y a quelques années, une réfection d&#8217;ensemble ne ferait pas de mal. Architectes&#160;: Delfante et Pottier, 1975.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="La toiture de l'auditorium" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/4-auditorium1.jpg" title="La toiture de l'auditorium" /> &nbsp;<img alt="L'auditorium de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/4-auditorium2.jpg" title="L'auditorium de Lyon" /> &nbsp;<img alt="L'auditorium de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/4-auditorium3.jpg" title="L'auditorium de Lyon" /> &nbsp;<img alt="L'auditorium de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/4-auditorium4.jpg" title="L'auditorium de Lyon" /> <p class="caption">L&#8217;auditorium de Lyon</p> </div> <p> </p> <p>Quelques vues de l&#8217;intérieur&#160;: la scène, de jolis accordéons de béton ciré en guise de rampe d&#8217;escalier, l&#8217;orgue Cavaillé Coll / Gonzalez - Danion / Gaillard - Aubertin (1878-2013) en fond de scène.</p> <p> </p> <div class="figure-box"> <div class="figure"><img alt="Une rampe d'escalier" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/5-auditorium1.jpg" title="Une rampe d'escalier" /> &nbsp;<img alt="Une rampe d'escalier" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/5-auditorium2.jpg" title="Une rampe d'escalier" /> &nbsp;<img alt="La scène" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/5-auditorium3.jpg" title="La scène" /> &nbsp;<img alt="L'intérieur de l'auditorium de Lyon" src="http://www.petitchosier.fr/photos/partdieu/5-auditorium4.jpg" title="L'orgue" /> <p class="caption">L&#8217;intérieur de l&#8217;auditorium de Lyon</p> </div> <p> </p> <p>À suivre&#8230;</p> </div> </div> </div> </div> </div> Un Paris - Lyon urn:md5:6a3fb850e1dc72dcf3cdda0f9176f72c 2016-06-07T12:56:00+02:00 2019-02-18T15:34:02+01:00 RomainT Carnet de voyage <p> </p> <p>Récit.</p> <p>Jeudi soir, je devais rentrer de Paris à Lyon en prenant un TGV qui a été annulé pour cause de grève. La veille, je change mon billet pour un TGV qui partait le vendredi matin aux aurores, finalement annulé lui aussi. Après une nuit de trop à Paris, il fallait bien revenir&#160;; tout étant complet ou annulé, trains comme avions, je n&#8217;avais plus beaucoup de possibilités. Je devais travailler, j&#8217;ai donc opté pour le Paris-Lyon en TER. Il existe toujours pour au moins deux raisons&#160;: tout le monde ne souhaite pas ou n&#8217;a pas forcément les moyens de faire le Paris-Lyon en TGV, qui reste l&#8217;un des trajets de train en France les plus chers au kilomètre&#160;; par ailleurs, certaines gares du parcours toujours demandées par les voyageurs ne sont desservies que par ce train, que ce soit au départ de Paris ou de Lyon.</p> <p>Va donc pour un Paris-Bercy - Lyon Part-Dieu en quelque cinq heures et six minutes, et en première encore&#160;; belle perspective d&#8217;une matinée de travail à travers les paysages bourguignons.</p> <p>Vendredi matin, contrairement à mon habitude (les nombreux allers-retours à Paris tôt le matin m&#8217;ont fait au fil des ans optimiser mes arrivées en gare&#160;: je n&#8217;arrive que cinq minutes avant le départ de mon train), j&#8217;ai beaucoup d&#8217;avance lorsque je débarque dans le petit hall de la gare de Paris-Bercy. Je ne le savais pas, mais c&#8217;était pour le mieux&#160;: mon train partait finalement de Paris gare de Lyon, et personne ne m&#8217;avait prévenu. Le personnel de bord ne le savait pas non plus&#160;: j&#8217;ai remonté à vive allure la rue de Bercy avec deux contrôleurs qui prenaient le même train que moi.</p> <p>En gare de Lyon, mon train est annoncé au départ et&nbsp;à l&#8217;heure. Malheureusement il ne va pas jusqu&#8217;à Lyon mais s&#8217;arrête à Laroche-Migennes, petite ville près d&#8217;Auxerre qui est restée, depuis plus de 150 ans maintenant, un nœud ferroviaire important entre Paris et Lyon. Je monte dans le train, n&#8217;ayant guère d&#8217;autre choix. Il ne comprend aucune première mais a le mérite d&#8217;être quasi-vide. De plus c&#8217;est presque un direct avec ses seuls&nbsp;<span style="line-height: 20.8px;">arrêts à Sens et Joigny, avant Laroche-Migennes. Imaginez&#160;: habituellement le</span>&nbsp;Paris - Laroche-Migennes s&#8217;arrête aussi à Melun, Bois-le-Roi, Fontainebleau-Avon, Moret-sur-Loing-Veneux-les-Sablons, Saint-Mammès, Montereau-Fault-Yonne, Villeneuve-la-Guyard, Champigny-sur-Yonne, Pont-sur-Yonne, Villeneuve-sur-Yonne et Saint-Julien-du-Sault. Oui, vous pouvez vous arrêter jusqu&#8217;à quinze fois avant d&#8217;arriver à Laroche-Migennes en venant de Paris. J&#8217;ai gagné un certain temps en ne m&#8217;arrêtant que deux fois.</p> <p>Nous roulions au pas jusqu&#8217;à Villeneuve-Saint-Georges, en banlieue parisienne, jusqu&#8217;à devoir nous arrêter pour cause de personnes sur les voies. Après intervention des forces de police et une bonne demi-heure plus tard, le train a pu repartir jusqu&#8217;à Laroche-Migennes.</p> <p>Laroche-Migennes, une heure quinze d&#8217;arrêt. Je repars vers Lyon dans un TER qui vient de Paris (&#8230;), bondé, et sans plus de voiture ni de place de première. Je reste debout jusqu&#8217;à Beaune avant de trouver une place assise. Pour cette portion du trajet, j&#8217;ai le droit à toutes les gares du parcours avant d&#8217;arriver enfin à Lyon&#160;: Saint-Florentin-Vervigny, Tonnerre, Nuits-sous-Ravières, Montbard, Les Laumes-Alésia, Dijon-ville, Beaune, Chagny, Chalon-sur-Saône, Tournus, Macon-ville, Belleville-sur-Saône, Villefranche-sur-Saône, Saint-Germain-au-Mont-d&#8217;Or.</p> <p>Arriver, enfin&#160;? pas tout à fait. En gare de Villefranche, il reste des gens dans les couloirs dont un groupe de jeunes filles qui semblait se rendre dans un camp de vacances, ou l&#8217;équivalent. Elles voulaient descendre. Elles n&#8217;ont pas bougé assez rapidement, le train a redémarré, la première d&#8217;entre elles a immédiatemment tiré le signal d&#8217;alarme, avec la ferme intention de descendre malgré le départ du train. Arrivée du chef de bord, furieux, qui la tance, lui signifie qu&#8217;elles ne pourront descendre qu&#8217;au prochain arrêt. Le train était encore à moitié à quai, elles ont finalement pu descendre à Villefranche après petite négociation. Une demi-heure plus tard, le signal d&#8217;alarme était réparé et le train repartait sans plus d&#8217;encombre vers son terminus.</p> <p>J&#8217;ai mis sept heures et seize minutes pour rejoindre Lyon en partant de Paris, en train.</p> Une semaine marrakchie urn:md5:0fe0c4ca4dcee1f0ef6af1f1b1a8b89c 2016-05-17T19:33:00+02:00 2016-05-29T16:26:58+02:00 RomainT Carnet de voyage <p>J&#8217;ai appris à jouer au Backgammon. J&#8217;ai marché dans les souks sous une pluie battante (rare). J&#8217;ai bu un verre dans deux palaces magnifiques. J&#8217;ai lu deux Balzac, un peu de Néruda, feuilleté en détail cinq ou six guides et un livre sur l&#8217;architecture Art Déco de Casablanca. J&#8217;ai marché dans des villages aussi pauvres que des villages chinois parmi les plus déshérités. J&#8217;ai vu le désert et la montagne, le calme et l&#8217;agitation. J&#8217;ai observé des stucs, des bois sculptés, des zelliges par dizaines. J&#8217;ai entendu ma belle-mère cinquante fois arguer qu&#8217;elle était Marrakchie, lorsqu&#8217;abordée dans la rue (sans succès). J&#8217;ai croisé des gens humbles ou adorables&#160;; je n&#8217;ai croisé ni Pierre Bergé ni Jack Lang.</p> <p>J&#8217;ai vu mon père pendant une semaine, ce qui ne m&#8217;était pas arrivé depuis quinze ans.</p> Une semaine creusoise urn:md5:80f8d779b06cc41945e4e73f15aff9f2 2016-05-01T15:52:00+02:00 2016-06-07T15:55:39+02:00 RomainT Carnet de voyage <p>&nbsp;</p> <p>Déclaration d&#8217;amitié (bis).</p> <p>Est-il bien raisonnable d&#8217;aller passer six jours dans la Creuse, à la fin du mois d&#8217;avril&#160;? Nous l&#8217;allons montrer tout à l&#8217;heure.</p> <p>La Creuse est bosselée, verte, tachetée de vaches limousines. Venant du Puy-de-Dôme, le voyageur ne peut s&#8217;y tromper&#160;: des Combrailles fraîches et désertées, il passe la frontière du nord Limousin lorsqu&#8217;il arrive dans ce pays de collines humides peu habitées, hormis de ces jolis bovins roux qui se découvrent à chaque virage dans les pâturages. Le département&#160;: cent vingt mille habitants, une préfecture d&#8217;à peine plus de dix mille (Guérêt), des dizaines de villages et hameaux avec église fortifiée dépouillée&#160;; lacs, étangs, petits cours d&#8217;eau éparpillés entre vallons paisibles et contreforts arrondis du massif Central, et deux sous-préfectures.</p> <p>Il faut probablement avoir de fortes attaches pour y vivre. Les imposantes maisons traditionnelles, construites du granite clair local, sont d&#8217;anciennes fermes ou habitations paysannes. Telle est celle du père de notre ami qui nous a accueillis pour une semaine. Truculent, expansif, cultivé, volontiers grivois, notre hôte, d&#8217;un commerce des plus agréables, jamais avare d&#8217;un contrepet ou d&#8217;un bon mot douteux, aime recevoir, parler et vivre. Piano, vin, balades et bonne chère alternèrent comme les quatre pôles de cette semaine étonnante.</p> <p>Le saviez-vous&#160;? la Creuse est le pays des eaux vives. On n&#8217;y rencontre pas que des vaches. De nombreuses sources arrosent chemins et champs, la gadoue colle vite aux chaussures des marcheurs. L&#8217;herbe et les feuilles y sont bien grasses&#160;; au détour des sentiers lavoirs, dolmens, que dis-je, arbres majestueux (témoin ce tilleul remarquable) surgissent sans prévenir, pour l&#8217;esbaudissement du touriste citadin. D&#8217;admirables beautés de site se dévoilent de points de vue tels que ceux de Saint-Goussaud ou du Puy de Goth, d&#8217;où de subtiles nuances de bruns et de verts donnent tout leur charme au paysage.</p> <p>Les sous-préfectures du département, La Souterraine (dites <q>La Sout&#8217;</q> pour faire branché) et Aubusson, modestes bourgades qui subsistent l&#8217;une par la ligne de train Paris-Toulouse la maintenant en vie, et l&#8217;autre par ses musées consacrés à la tapisserie, bien que d&#8217;un intérêt touristique limité, se laissent agréablement visiter.</p> <p>Trois superbes viaducs ont ponctué notre trajet de retour vers Clermont-Ferrand puis Lyon&#160;: celui de Rocherolles (énorme, en pierre) qui enjambe la Gartempe et amène le train à Limoges, émerge des frondaisons à l&#8217;occasion d&#8217;une jolie balade&#160;; celui de Busseau-sur-Creuse, en treillis métallique, qui passe la Creuse et amène le train à Saint-Sulpice-Laurière&#160;; celui des Fades, sur la Sioule, à quelques kilomètres des premiers puys auvergnats, qui est toujours l&#8217;un des plus hauts ponts du monde et n&#8217;amène plus le train nulle part.</p> Hier, je suis passé à la Dent du Chat urn:md5:5ab710a8cf14dc629285ddd195da02c7 2015-05-31T11:42:00+02:00 2015-05-31T11:48:17+02:00 RomainT Carnet de voyage <p>Enfin, 200&#160;mètres au-dessus.</p> <p>Au départ du décollage d&#8217;Aiguebelette, aller jusqu&#8217;à la Dent du Chat et revenir est un petit cross très classique en parapente. Pour un débutant en cross comme moi, c&#8217;est un très beau vol. Voici la trace de ce vol, <a href="http://parapente.ffvl.fr/cfd/liste/2014/vol/20166185">ici</a>.</p> <p>Il s&#8217;agit de remonter la crête de l&#8217;Épine vers le nord, et il faut commencer par prendre un peu d&#8217;altitude pour passer un bon bout de forêt, avant de longer la crête. Hier, les conditions étaient sportives&#160;: 20 à 25&#160;km/h de vent du nord (sachant qu&#8217;une aile de débutant comme la mienne avance à 30&#160;km/h environ, en allant plein nord vous êtes très contré par le vent), thermiques de printemps toniques, les ascendances sont puissantes mais les descendances tout autant. Avec le fort vent qui couche tout cela, pas facile à comprendre et bien repérer les ascendances. Je suis donc bien fier de moi.</p> <p>Une fois la Dent atteinte, le retour est plus facile&#160;: vous avez le vent dans le dos&#160;; sur mon parcours d&#8217;hier j&#8217;ai atteint une vitesse maximum de 57&#160;km/h. C&#8217;est pas de tout repos non plus&#160;! Il faut reprendre les ascendances thermiques que vous avez repérées à l&#8217;aller, et à 50&#160;km/h vous passez dedans et pouvez en ressortir vite, il faut être réactif pour enrouler le thermique (c&#8217;est-à-dire faire des virages dans l&#8217;ascendance pour monter).</p> <p>Vous repassez dans la zone du décollage (à ce moment j&#8217;avais une bonne réserve d&#8217;altitude, je suis passé environ 600&#160;mètres au-dessus), et il est temps d&#8217;aller faire un tour vers le lac d&#8217;Aiguebelette.</p> <p>Oh, je ne dis même pas l&#8217;essentiel&#160;: les paysages sont magnifiques&#160;! Vue sur le Mont Blanc au nord est, sur la Chartreuse et Belledonne en regardant vers le sud, vers Lyon à l&#8217;ouest à quelques dizaines de kilomètres à vol d&#8217;oiseau, et sous les pieds les deux lacs du Bourget et d&#8217;Aiguebelette de part et d&#8217;autre de la crête de l&#8217;Épine le long de laquelle vous progressez.</p> <p>Le long du lac, donc, la crête se poursuit jusqu&#8217;au Mont Grêle et se termine au Mont Beauvoir plus au sud. Je me suis arrêté au bout du lac, un peu crevé, avant la montée vers le Mont Grêle. Le passage des lignes à haute tension du Mont Grêle est paraît-il bien plus facile que l&#8217;aller retour à la Dent du Chat, les camarades du club m&#8217;ont dit que ça montait tout seul, mais ce sera pour une prochaine fois. Je préfère progresser par étapes et ne pas risquer le coup de fatigue inopportun en vol (crampes, crispation ou simplement inattention peuvent vite arriver après une heure et demie de bataille dans le vent et les thermiques).</p> <p>Retour le long du lac, un petit crochet au-dessus de l&#8217;autoroute pour être certain que mon parcours fasse un triangle, et posé après bien des difficultés (ça montait partout au dessus de l&#8217;atterrissage&#8230; je n&#8217;ai pas eu à faire de virages à 360° pour perdre mon altitude, mais je voyais venir le moment où j&#8217;y aurais droit).</p> <p>À l&#8217;aller comme au retour, j&#8217;ai cru deux ou trois fois que j&#8217;aurais à poser dans un champ (me vacher, en jargon de parapentiste), mais j&#8217;ai trouvé à chaque fois de quoi reprendre de l&#8217;altitude. J&#8217;ai eu une fermeture d&#8217;une demi aile&#160;: l&#8217;aile se replie&#8230; cela arrive parfois, en particulier dans des conditions thermiques fortes comme hier, j&#8217;ai poussé un petit cri peu viril que j&#8217;ai seul entendu, l&#8217;aile s&#8217;est réouverte en deux secondes, je pense n&#8217;avoir même pas perdu d&#8217;altitude durant la péripétie.</p> <p>Une pensée pour Julien, avec qui je vole habituellement&#160;: il n&#8217;est pas parti assez tôt et les conditions au décollage sont restées très turbulentes tout l&#8217;après-midi, ce qui l&#8217;a fait attendre jusque vers 19 heures pour décoller. À cette heure-là et à notre niveau, il n&#8217;y a plus suffisamment d&#8217;activité thermique pour espérer faire un cross.</p> <p>Un mot sur le triangle&#160;: le vol vous donne plus de points à la coupe de distance de la fédération de vol libre, vous multipliez le nombre de kilomètres par 1,2 par rapport à un vol en ligne droite. Bon, je dois être pour l&#8217;instant 1232<sup>e</sup> sur plus 1700 pilotes, alors c&#8217;est vraiment pour l&#8217;anecdote&#8230;</p> Quatre jours à Paris urn:md5:ad4ddc41fb4b0550616e6110e901e120 2014-11-30T22:12:00+01:00 2019-02-24T22:45:52+01:00 RomainT Carnet de voyage <p>Deux jours de travail, deux jours de week-end.</p> <p>Je n&#8217;ai jamais habité Paris, mais dans la proche banlieue. J&#8217;y suis resté jusqu&#8217;à mes vingt ans, avant de venir à Lyon. Mes parents, mes grands-parents, y ont habité&#160;: les XII<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup>, XIX<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup>, XX<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup>&nbsp;arrondissements&#160;; ma grand-mère Madeleine y vit toujours dans le même appartement, depuis plus de soixante ans. Ils y ont travaillé, j&#8217;y ai passé des heures, dans plein de quartiers. Alors c&#8217;est tout comme si j&#8217;étais parisien moi aussi&#160;; je me suis toujours senti bien dans cette ville. Comme chez moi.</p> <p>Lorsque j&#8217;avais une voiture il y a encore quelques années, je reproduisais les habitudes maternelles. Je&nbsp;roulais sans plan, je me garais dans les coins gratuits mais centraux ou dans ceux où l&#8217;on trouve facilement des places, derrière les ministères, près de la rue Saint Honoré. Où chez les grands-parents paternels, rue de la voûte.</p> <p>Aujourd&#8217;hui je&nbsp;viens en touriste, et à pied. Le plaisir de la déambulation, des brasseries, des trottoirs, des squares, des coins perdus, des noms de rue poétiques, est intact et ne changera jamais.</p> <p>J&#8217;essaie de mettre les pieds dans les arrondissements que je ne connais pas. La dernière fois nous avons marché dans les XIII<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup> et XIV<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup>, il faudra y revenir pour dénicher d&#8217;autres endroits cachés, les petites maisons, les églises, les îlots commerçants&nbsp;inattendus qui surgissent au détour des rues.</p> <p>J&#8217;aime découvrir des musées où je ne suis jamais allé. Je vous citerais peut-être&nbsp;quarante ou cinquante&nbsp;musées parisiens où je suis entré&#160;: nous en voyions un chaque mercredi après-midi lorsque j&#8217;étais enfant, avec Alix et sa mère, dont de nombreux confidentiels ou anecdotiques. Je n&#8217;avais jamais vu le musée d&#8217;art moderne de la ville de Paris jusqu&#8217;à hier. Chose faite, avec une magnifique exposition Sonia Delaunay. (Les collections permanentes sont aussi impressionnantes.)</p> <p>Tropisme naturel, je reviens toujours dans les mêmes quartiers&#160;: le Marais et l&#8217;île Saint-Louis dont j&#8217;aime les hôtels particuliers classiques, le VIII<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup> entre les Champs-Élysées et l&#8217;opéra, les librairies et les étudiants du quartier latin et de Saint-Germain, tout les XII<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup> et XIX<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup>, que je connais assez bien. J&#8217;ignore tout ou presque de certains autres&#160;: les XIV<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup>, XV<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup> et XVI<sup style="vertical-align:top;font-size:smaller;">e</sup> arrondissements.</p> <p>Lundi et mardi soirs particulièrement, je pensais à Simenon,&nbsp;Modiano et Balzac,&nbsp;et à ce que la ville représente pour moi. Je trainais encore dans les rues à en admirer les beautés, à plus de minuit.</p> Notes d'un automne londonien urn:md5:db417f76407e6b4a5b78eb62a8ec0a30 2014-11-12T22:39:00+01:00 2014-11-13T16:52:14+01:00 FabriceD Carnet de voyage <p>La passion qu&#8217;ont les anglais pour les panneaux d&#8217;avertissement&#160;: cyclistes, ne doublez pas ce camion par la gauche&#160;; attention, sol mouillé&#160;; ne vous asseyez pas sur le mur, chute vertigineuse de l&#8217;autre côté. (Traductions de l&#8217;auteur.) Dans les toilettes de la Tate Modern, superbe centrale thermique magnifiquement réhabilitée, des gamins s’inquiètent des lavabos&#160;: <q>Very hot water, very hot water, very hot water, hot water: come here!</q></p> <p>Les chaînes de restauration londoniennes&#160;: Prêt À Manger, Le Pain Quotidien, Pâtisserie Valérie, Café Rouge, Paul. (En français dans le texte.)</p> <p>Les toilettes publiques, incroyablement luxueuses, des parcs et jardins, avec ces chasses d&#8217;eau formidables&#160;: la cuvette est creusée de telle sorte que deux jets en font le tour pour se rejoindre à l&#8217;extrémité, tandis qu&#8217;un troisième très directif attaque directement la céramique. Comment croire qu&#8217;un peuple aussi avancé tarde à adopter, sans parler du mitigeur, au moins le mélangeur&#160;? Dans la plupart des pubs, un robinet d&#8217;eau bouillante, un robinet d&#8217;eau glacée. Un mouvement habile des mains évite brûlures et engelures.</p> <p>Ce disquaire de Soho où nous allons à chaque séjour et à qui, systématiquement, j&#8217;achète un disque de Leopold Stokowski&#160;: je me présente à la caisse, il me sourit et me salue, je lui tends mes disques, il voit le nom de Stokowski, cesse de sourire, me fait payer, et quitte la caisse sans me saluer.</p> <p>Le complexe lié à mon anglais parlé, depuis que j&#8217;ai dû épeler un titre (<cite>Where is my cow?</cite>) à Alfred, un libraire philadelphien, pour qu&#8217;il finisse par me comprendre. La communication avec les commerçants anglais, comme la pédagogie&#160;: répéter de plus en plus fort et de plus en plus lentement, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;on se comprenne. Une lueur d&#8217;espoir&#160;: en rentrant à Lyon, la serveuse de la pizzeria à côté de chez moi ne m&#8217;a pas compris non plus lorsque j&#8217;ai commandé mon dessert.</p> <p>À Londres comme en France, le signe international de l&#8217;addition&#160;: gribouiller dans sa main avec un stylo imaginaire.</p> Le vol de l'année urn:md5:09a0cabe7bc87b1d727a9da43f73c888 2014-09-07T21:58:00+02:00 2014-09-23T12:01:17+02:00 RomainT Carnet de voyage <p>Samedi 6 septembre. Nous sommes à près de midi au déco(llage) du col de l&#8217;Épine, au-dessus du lac d&#8217;Aiguebelette.</p> <p>Surprise, il n&#8217;y a personne, très étonnant pour un samedi alors que les conditions sont apparemment idéales&#160;: légère brise qui remonte jusqu&#8217;à nous, et vent d&#8217;ouest modéré (autour de 10&#160;km/h de vent au maximum en altitude). Je me prépare, je décolle, et je ne fais qu&#8217;un plouf de 15 petites minutes. Après quelques virages en huit, je constatai que ça ne tenait vraiment pas. Le spécialiste météo du club avait pourtant bien dit que le meilleur de la journée pour ce site était autour de 15h - 17h. Une fois posé, je dus bien me rendre à l&#8217;évidence&#160;: il avait raison et cela expliquait ma solitude au moment de l&#8217;envol.</p> <p>Une fois restaurés, on remonte, 13h30 au déco. Le site tient maintenant des Champs Elysées, ce qui est plus habituel pour un jour de week-end. Je retrouve une forte délégation du club, 12 personnes qui vont s&#8217;élancer entre les biplaces et les écoles. Fabrice redescend patienter au belvédère. Je traine un peu, puis je m&#8217;étale et démêle mes suspentes, une fois qu&#8217;une place s&#8217;est libérée. Cela va finalement assez vite, les décollages s&#8217;enchaînent. Je dois m&#8217;élancer à mon tour aux alentours de 14h15 ou 14h30.</p> <p>J&#8217;étale ma voile à l&#8217;endroit favorable (en plein milieu), je relève à peine les bras que l&#8217;aile se gonfle aidée par le vent qui a forci. Un beau thermique juste devant le déco me fait un ascenseur de 50&#160;mètres alors que je n&#8217;ai pas eu besoin de faire un seul pas pour partir. J&#8217;ai déjà le sourire aux lèvres, ça s&#8217;annonce chouette.</p> <p>Virage à droite, j&#8217;essaie de gratter le relief en allant vers le relais du Chat. Il y a plein d&#8217;ailes en l&#8217;air, il n&#8217;y a qu&#8217;à regarder où les autres montent et les rejoindre. De toute façon, ça monte à peu près partout. Je suis tiré vers le haut et chahuté comme jamais je ne l&#8217;ai été. Je n&#8217;ai pas grand mérite à me retrouver au-dessus du début de la crête du Chat au bout d&#8217;une demi heure une heure. Plein de huit, beaucoup de thermiques enroulés. Je suis redescendu, remonté sans difficulté. J&#8217;étais déjà fier de moi&#160;: bien au-dessus de la crête du Chat cela veut dire autour de 1600&#160;m ou 1700&#160;m de haut, alors que le déco est à 1150&#160;m. J&#8217;ai probablement du&nbsp;<q>faire le plafond</q>, c&#8217;est-à-dire arriver au plus haut possible dans les conditions météorologiques du jour sur un site donné. Je reste un certain temps à tenir au dessus de la crête, jusqu&#8217;à ce que je décide de m&#8217;aventurer de l&#8217;autre côté du lac d&#8217;Aiguebelette, vers le mont Grêle. Pour quelqu&#8217;un de plus expérimenté que moi et mes 50 vols, ce serait un cross classique. Pour quelqu&#8217;un qui ne l&#8217;a jamais fait&#8230;</p> <p>Alors je passe le lac, jusqu&#8217;aux deux tiers. Je vois deux ailes bleues qui essaient des choses en chemin, qu&#8217;elles remontent sur un coin de falaise. Je m&#8217;y aventure aussi, ça ne rate pas, je reprends peut-être 100 ou 200&#160;mètres&#160;! Je joue pas mal dans ces thermiques jusqu&#8217;à ce que la soif se fasse sentir, je n&#8217;ai pas d&#8217;eau avec moi. Sagement, je remets le mont Grêle à une prochaine et je vise le terrain d&#8217;atterrissage. Je m&#8217;avance en vallée, je suis tellement haut que c&#8217;est le moment où jamais pour descendre <q>en 3-6</q>. Ces virages serrés à 360 degrés font perdre rapidement beaucoup d&#8217;altitude, 10 à 15&#160;m par seconde selon comment vous y allez. Sensations fortes garanties. J&#8217;engage l&#8217;aile en 3-6 côté gauche, j&#8217;arrête au bout d&#8217;un tour. Petite pause, et j&#8217;engage l&#8217;aile en 3-6 à droite. Je fais peut-être 3 tours, et j&#8217;arrête la lessiveuse, il est temps de penser à l&#8217;approche et à se poser (j&#8217;aurai d&#8217;ailleurs mal au cœur plusieurs minutes après l&#8217;atterrissage).</p> <p>Je pose le pied à quelques mètres de Fabrice, je sors mon téléphone&#160;: 16h17, j&#8217;ai fait un beau vol de deux heures.</p> C'est facile d'avoir du style urn:md5:2e00d78a9db41ed906ea14fe714e470d 2014-04-21T10:19:00+02:00 2014-04-21T14:16:44+02:00 RomainT Carnet de voyage <p>Églises et autres édifices religieux illustrent particulièrement bien la diversité stylistique du patrimoine architectural français. 1500 ans de constructions, du roman le plus austère au modernisme le plus audacieux (en passant par cette incomparable et kitschissime meringue boursoufflée de style éclectique qu&#8217;est le Sacré-Cœur de Montmartre) ont permis un riche développement dans tous les domaines&#160;: matériaux de construction, traitement des façades, ouvertures, toitures, ornementations, statuaire et plus largement décoration, mobilier intérieur.</p> <p>Au cours de l&#8217;histoire, des courants ont pu prêcher une modestie ou une discrétion qui s&#8217;est parfois traduite dans l&#8217;architecture. Mais si on a construit, la plupart du temps, c&#8217;est bien pour que cela en jette.</p> <p>Il existe évidemment des exceptions. À Lyon par exemple, Saint-Bonaventure ne présente au passant que la laideur de la juxtaposition de ses éléments disparates. On veut croire que le style qui ne ressemble à rien ne regroupe justement que des exceptions.</p> <p>Devant le vaste ensemble à sa disposition, le visiteur est amusé par la variété de dénomination des styles (en particulier les qualificatifs ajoutés à roman et gothique)&#160;: roman bourguignon, poitevin, tardif, auvergnat, roman ajoutez-ici-le-gentilé-de-votre-région, gothique primitif, rayonnant, flamboyant, angevin, brabançon, troubadour, néogothique&#8230;</p> <p>Je ne connais pas d&#8217;église de style paquebot mais je ne désespère pas, dans quelque sous-préfecture de bord de mer, d&#8217;en voir une un jour.</p> Pedibus urn:md5:c5e52a976988ec364c6f74f7088b6b10 2013-11-10T19:09:00+01:00 2020-08-14T13:51:10+02:00 RomainT Carnet de voyage <p>Revenant de Prague, je suis plus que jamais convaincu qu&#8217;une ville se découvre à pied.</p> <p>De très grandes villes comme New York, Pékin ou Tokyo à pied, vraiment&#160;? Sûrement pas, et c&#8217;est triste.</p> <p>Parce qu&#8217;on rate à coup sûr l&#8217;à-côté, le moins ou le pas du tout touristique, l&#8217;endroit justement hors des sentiers battus, le truc sur lequel vous ne pouvez tomber qu&#8217;en prenant une rue imprévue, un chemin à gauche avec un bel hôpital de briques néogothique, alors que votre but est manifestement sur la droite.</p> <p>À vélo peut-être&#160;? Je pense qu&#8217;on peut en rater autant qu&#8217;en transport en commun. Une question de vitesse, probablement. Même si l&#8217;on perd à pied ou en transport la liberté de l&#8217;horaire qu&#8217;offre le vélo, je l&#8217;admets.</p> <p>À Prague, pour aller à la citadelle de&nbsp;<span style="background-color: rgba(255, 255, 255, 0);">Vyšehrad, vous pouvez prendre le métro et vous y êtes en 5-10 minutes (trois stations depuis la vieille ville). Vous pouvez aussi descendre les quais de la Vtlava, avec de superbes bâtiments Art Nouveau tout le long du parcours (trois quarts d&#8217;heure de marche depuis la vieille ville). Vous pouvez aussi passer par la ville nouvelle, par le quartier universitaire et les hôpitaux (une heure de balade). Amateurs d&#8217;architecture, d&#8217;impasses et de coins désaffectés, n&#8217;hésitez pas&#160;! Et les jeunes étudiants praguois sont avenants.</span></p> <p>À l&#8217;écart, dans les effluves réelles des villes. Deux exemples à Paris&#160;: il faut se perdre dans le marais et compter les hôtels particuliers du grand siècle, les discrets, passer deux secondes les portes cochères ouvertes et admirer les cours intérieures cachées&#160;; il faut chercher les maisons avec jardin (sûrement hors de prix) du treizième, à deux pas de la rue de Tolbiac. À Venise, un pas de côté&#160;: vous êtes immédiatement dans des multitudes de <em>calli</em> sans personne. De quoi respirer le croupi de tous ces petits canaux mystérieux, et poser les yeux sur des palais qui ne le sont pas moins. À Londres Chelsea, Holland park, Hampstead&#8230; sont des quartiers charmants plus ou moins excentrés&#160;: je ne suis pas un extrémiste du pied non plus, il m&#8217;arrive de prendre le bus pour m&#8217;y rendre (tellement plus chouette, et moins cher, que le métro). Je constate en chemin ce que je rate pour mieux revenir.</p> In vino veritas urn:md5:be23891fd916984296606ceb3f93df35 2013-09-06T22:21:00+02:00 2013-09-09T11:42:59+02:00 RomainT Carnet de voyage <p>Certain jour de juin, d&#8217;aucuns diraient d&#8217;août, le front brillant et la goutte de sueur y perlant (c&#8217;est qu&#8217;il fait déjà 35°C par ici, en cette saison), vous passez Séguret, un des plus beaux villages de France, et vous dirigez vers le Mont Ventoux. Séguret&#160;: ses calades, ses maisons de pierres empilées et sa vue magnifique jusqu&#8217;à la vallée du Rhône et aux monts de l&#8217;Ardèche. Baste, ce n&#8217;est pas l&#8217;objet.</p> <p>Vous arrivez au domaine Mourchon. On ne fait usuellement pas de publicité sur ce blog, où l&#8217;on s&#8217;intéresse (faut-il le rappeler) aux seules choses de l&#8217;esprit, de celles qui élèvent, qui&#8230; Mourchon c&#8217;est du vin, du Séguret, un côtes-du-rhône villages exactement. Le vin y mature dans des fûts en béton, c&#8217;est très majestueux quand vous entrez, et puis vous connaissez mon goût pour ce matériau. Vous accueille M. McKinlay (du clan McKinlay&#160;? J&#8217;aurais orthographié ça McKinley, moi, comme le point culminant des États-Unis qui comme chacun sait se trouve en Alaska, mais je m&#8217;égare), la soixantaine grisonnante et rougeaude, que vous supposez d&#8217;emblée bon vivant.</p> <p>Son comptoir est circulaire&#160;; une douzaine de bouteilles l&#8217;entoure, il est retranché comme un soldat de la première guerre mondiale. Il vous fait goûter ses différentes créations les unes après les autres. Il a le charme britannique, l&#8217;œil pétillant du connaisseur, de l&#8217;artisan sûr de son œuvre. Mon beau-père essaie de lui glisser quelques mots d&#8217;anglais&#160;; M. McKinlay n&#8217;en a que faire, répond malicieusement en français, qu&#8217;il a doux et arrondi. Pour tout dire l&#8217;homme et son accent sont délicieux.</p> <p>Les bouteilles passent, dans l&#8217;ordre de complexité aromatique et de degré d&#8217;alcool. Fabrice et moi en goutons trois ou quatre, nous modérons pour ne pas abuser ni nous soûler. Le beau-père taille toujours le bout de gras avec M. McKinlay, qui reste d&#8217;une patience monolithique. Le beau-père a bu nettement plus de verres que nous, me semble-t-il. Il arrive à la grande cuvée, la grande réserve, le summum, appelez ça comme vous voulez, je ne me souviens plus de l&#8217;intitulé de la bouteille la meilleure et la plus chère à la vente.</p> <p><q>Ah oui, 16,5° tout de même</q>, lâche le beau-père, déjà un peu attaqué. Après un temps de réflexion, son vis-à-vis a répliqué, sur le ton de l&#8217;évidence, et du même accent si sympathique&#160;: <q>Ce qui compte, ce n&#8217;est pas le degré d&#8217;alcool, c&#8217;est la structure&#160;!</q></p> <p>Nous quittâmes le domaine heureux, pleins de sagesse viticole.</p>