Tombé sur la verrière

Une verrière, qui recouvre la cuisine, forme une cible facile pour les éléments comme pour cinq copropriétaires en mal de poubelles qui la surplombent. Voici les objets tombés dessus et y ramassés par mes soins depuis six ans : feuilles, branchages, morceaux de tuiles ; une barre de béton armé rouillée (deux mètres de long, diamètre 20 mm), une plante sans son pot ; mégots, cotons-tiges, squelettes de grappes de raisin ; une tranche de pain de mie, un gant de toilette, une serpillère, un paquet de mouchoirs en papier, une écharpe.

Écho du souvenir fasciné du canal de l’Ourcq près duquel j’ai habité enfant, qu’on draguait parfois : on remontait des profondeurs arbres décomposés, carcasses de voitures, de vélos, d’appareils électroménagers de toute sorte, spectres d’étendoirs à linge et autres objets métalliques de forme et d’usage rendus indéterminés par les eaux.

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